L'histoire de nos cravates en tricot

Histoire de la cravate tricot


Cravate est un mot français dérivé du terme Croate, usité depuis le XVIIème siècle. En effet, dans ce pays, les combattants avaient pour habitude de nouer les foulards de soie de leurs épouses autour de leur cou avant de partir au combat. Mais il a fallu attendre les années 1920 pour que la cravate s’impose comme accessoire quotidien. Sous l’impulsion d’une recherche de confort, la cravate tricot est apparue la même décennie en Europe.

Faite de lin ou laine, elle est d’abord portée par les classes populaires et les écoliers désargentés. La matière première est peu onéreuse, et on peut les tricoter soi-même. Elle est longue et fine, tricotée dans un tissu brut, à une époque où la qualité d’un homme était jaugée à la qualité de sa soie.

Les décennies d’après-guerre rendent la cravate tricot accessible au plus grand nombre. Son procédé de fabrication est industrialisé, et les cravates de qualité inférieure sont tissées sur des machines tubulaires. Ce procédé est dit « soft knit », par opposition aux cravates tricotées dites « crunchy knit ». Dans les années 1950, la cravate tricot reste toutefois confidentielle, apparat de vieux professeurs et de quelques étudiants rebelles de l’Ivy League.

La décennie 1960 marque l’apogée de la cravate tricot. Les mods l’adoptent dans leur style expérimental de déconstruction du tayloring rigide des années antérieures. Sa finesse et son caractère en font l’atout du rebelle anglais. Les Beatles en portent lors de leur mythique descente d’avion à JFK : la cravate tricot vient de traverser l’Atlantique.

Néanmoins, le succès de la cravate tricot est éphémère. Un désengouement notable dans les années 1970 et 1980 provoque la fermeture de nombreux ateliers spécialisés dans sa fabrication. Il faudra patienter plus de trente ans pour voir la cravate tricot réapparaître sur les podiums, avec une tendance à la décontraction des looks et l’influence américaine du « casual Friday ».

Aujourd’hui, la cravate tricot est de retour !

Fabrication de la cravate tricot

Comme son nom l’indique, la cravate tricot est tricotée, et non tissée. Elle n’est pas un croisement de fils de chaîne et de fils de trame, mais constituée de boucles passées l’une dans l’autre. La machine crée une maille, une aiguille la bloque, une seconde aiguille fait passer une seconde maille à travers la première ; la première maille relâchée se retrouve fermée par la seconde. Cette seconde maille est ensuite bloquée à son tour, et ainsi de suite. Le tricotage est tubulaire.

Les boucles ne sont pas collées les unes aux autres, ce qui leur confère de l’élasticité. La solidité et l’épaisseur de la cravate viennent du fil de soie qui est tordu sur lui-même avant le tricotage. Le bout de la cravate est carré car la machine s’arrête au bout d’une rangée de maille. Les fils qui dépassent sont remaillés.

Une bande de satin ou de reps (le collier) est cousue à l’endroit du col pour le protéger des frottements avec la maille rugueuse. A cet endroit, le tricotage perd en épaisseur pour permettre au col de bien se rabattre.

La cravate tricot au cinéma

Depuis sa création, la cravate tricot a été adoptée par les acteurs. Aucune icône de la seconde moitié du XXème siècle n’y échappe. Portée à l’écran ou au quotidien, la décontraction et le confort de la cravate tricot font recette à Hollywood.

Sean Connery portait par exemple au moins une cravate tricot par film quand il incarnait James Bond. Une manière de rendre hommage à la description originelle de Flemming qui avait inclus la black knit tie dans le costume de son héros.

Cary Grant, autre idole cinématographique du XXème siècle, a peu porté la cravate tricot à l’écran. Mais hors des plateaux, il n’hésitait pas à l’associer à une tenue des plus formelles : un costume croisé en laine peignée avec une fleur à la boutonnière. Ce contraste de style maîtrisé prouve bien la polyvalence de la cravate tricot.

De même, Paul Newman était un fervent adepte de la version noire de ce modèle et l’incorporait dans la quasi-totalité de ses inimitables tenues « casual sophitiqué ».

Enfin, hors du cinéma mais toujours dans le monde de l’art, l’écrivain Francis Scott Fitzgerald utilisait souvent une cravate tricot à larges rayures horizontales portée très court. Encore faut-il être l’un des meilleurs auteurs du siècle pour se permettre cette excentricité !

Comment porter une cravate en tricot ?

La cravate tricot apporte une touche nonchalante, voire old school, à une tenue. Elle se prête aussi bien à une mise business qu’à une tenue plus casual.

Concernant les motifs, trois sont courants pour une cravate tricot : les unis, les pois et les rayures horizontales. Si les deux premiers se portent aisément, la rayure a tendance à vraiment attraper le regard, surtout si elles sont larges. Un motif intéressant mais difficile à maîtriser.

Un dernier motif, le caviar, commence à apparaître sur les cravates tricot. Deux fils de couleurs différentes composent le tricotage en alternance. La cravate est donc bicolore, mais les points de chaque couleur étant côte-à-côte, l’effet est raffiné.

Pour les couleurs, la cravate tricot se décline avec variété. Les plus classiques sont le bleu, le noir ou le marron, mais vous pouvez aussi opter pour un violet, un bordeaux, un vert sapin. Pour une touche plus colorée, les couleurs pastel comme le bleu ou le rose pale s’associent très bien avec la décontraction de ce type de cravate.

Dans tous les cas, le nœud devra être simple, aussi appelé « four-in-hand ». L’épaisseur de la matière prohibe tout nœud volumineux, comme le Windsor. Un nœud fin, avec une goutte, sera très joli avec une chemise à col italien par exemple.

Nous conseillons aussi de ne pas porter de pince-à-cravate avec un modèle en tricot. L’épaisseur de la matière poserait encore une fois problème, et le contraste de style entre une pince précieuse et une cravate décontractée pourrait être trop marqué. De toute façon, le tombé lourd d’une cravate tricot bien coupée devrait lui permettre de rester bien en place tout au long de la journée !

Maintenant que vous avez choisi votre cravate, quelques suggestions de tenues :

Vous pouvez opter pour une cravate sombre (bleue, noire ou marron), une chemise pâle et un costume en laine peignée, du fil-à-fil par exemple. Cette même cravate fera aussi merveille avec un costume en flanelle pour une mise business.

Une tenue moins formelle, mais tout de même habillée, pourrait associer une cravate unie (marron, rouille, vert) et un costume en tweed, flanelle ou seersucker. Son tricotage en relief est mis en valeur par les matières les plus brutes, comme les tissus en laine cardée. Un ensemble de ce type est des plus cohérents dans le choix des matières.

Enfin, une cravate en maille, unie ou à pois, peut être portée pour un week-end un peu habillé, par exemple avec une veste sport en flanelle, un jean brut ou un chino cargo, et des bottines. Tenue décontractée mais recherchée. L’entre-deux parfait pour une sortie un dimanche après-midi !

NB : Après le port, il faut entretenir un minimum la cravate. Le repassage doit être exécuté sur l’envers pour ne pas risquer d’abîmer les mailles visibles au public. En cas de tâche, le nettoyage à sec est conseillé, mais l’opération est à renouveler le moins souvent possible si vous voulez faire durer votre cravate. Quant au rangement, il se fait à plat, nœud défait, pour ne pas déformer l’accessoire.

Pourquoi choisir une cravate tricot Howard’s ?

Tout d’abord, nous choisissons le tricotage historique pour ses cravates tricot : le « crunchy kit » à motif grain de riz. Le tricotage des mailles est dense et épais, ce qui garantit un beau tombé et limite les risques de déformation. Le temps de fabrication est plus long, et plus de soie est utilisée, mais le relief de la cravate est unique. Cette fabrication est italienne, réalisée par un atelier spécialiste de ce savoir-faire particulier qu’est le tricotage de cravates.

Cet atelier nous permet de bénéficier de détails techniques rares. Les pois de nos cravates sont cousus un à un à la main, notre logo bouclier est brodé à la machine entre les mailles, ce qui est techniquement très difficile et demande un grand soin.

De même, certains motifs comme les pois doubles tons demandent une attention particulière car toute erreur rend la cravate inutilisable.

Comme tous les détails comptent, nous avons choisi de remplacer la traditionnelle bande de satin au col par une bande de reps de coton. Cette bande en gros grain permet en effet de mieux accrocher le col de la chemise et vous assure un maintien optimal de la cravate tout au long de la journée.

Enfin, nous faisons partie des rares maisons a proposer des cravates tricot dans deux largeurs : 6,5cm et 8,5cm. La première largeur est celle de la cravate tricot classique, tandis que la seconde se rapproche de la largeur d’une cravate tissée en soie

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